« Je respecte la liberté d’opinion, la liberté syndicale, mais à la fin des fins, on ne peut pas prendre nos enfants et leurs familles en otage ». E. Macron le 07/07/2019.

La rhétorique d’ E. Macron, en comparant volontairement l’action syndicale des professeurs correctrices et correcteurs du Bac à une prise d’otages, se distingue par l’utilisation d’une métaphore quelque peu provocatrice.

Ce faisant, il a soulevé, une fois encore, un tollé chez bon nombre de commentateurs de la vie publique. Les syndicalistes ont vivement réagi considérant qu’une telle déclaration était inappropriée et déplacée.

Dans une interview accordée à France info l’une de leurs représentants dit ceci:

« Le mouvement auquel ont été contraints les enseignants du second degré provient de mois de mobilisation et d’un manque d’écoute total de la part du ministre de l’éducation. […] Il ne s’agissait pas de pénaliser les élèves, mais de dire aux parents d’élèves combien nous sommes inquiets pour le devenir du baccalauréat. ».

Est-ce que c’était la meilleure façon de sensibiliser les parents d’élèves ? Chacun d’entre nous a sur ce sujet un avis qui lui est personnel suivant qu’il soit parent ou pas de futur bachelier et l’on peut comprendre que pour certaines et certains les angoisses furent grandes.

Mais nous ne pouvons accepter que le chef de l’État puisse, tout en respectant la liberté d’opinion, la liberté syndicale, pensée que les enseignants ont de manière coercitive retenue certaines copies du Bac dans le seul but d’exercer un chantage inique sur les familles et sur leurs enfants.

Le ministre de l’Éducation J.M. Blanquer s’est refusé à entamer une concertation apaisée et constructive avec les grévistes afin de trouver des solutions acceptables et réalistes pour que le Bac se passe dans de bonnes conditions, enfermé dans une rigidité intellectuelle et une idéologie politique intransigeante qui ne servent que son orgueil et sûrement pas nos enfants.

Sa décision de prendre des sanctions contre les grévistes n’est pas faite pour apaiser les débats et cela met en exergue une fois de plus le caractère quelque peu intransigeant et autoritaire si ce n’est totalitaire de ce gouvernement sous les ordres du chef de l’État.

Espérons toutefois que cela ne pénalisera pas irrémédiablement certaines et certains de nos bachelières et bacheliers dans leurs projets d’avenir.

© Jean-Luc Richevaux le 10/07/2019

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