Emmanuel Macron a annulé son allocution télévisée et sa conférence de presse sur la sortie du grand débat.

E.Macron n’est plus véritablement le maître des horloges lorsqu’il décide de façon unilatérale, de repousser son allocution et sa conférence de presse sur la sortie du grand débat sine die. L’était-il vraiment d’ailleurs ?
L’événement catastrophique qui a endommagé sérieusement Notre-Dame de Paris, lundi 15 Avril 2019, a quelque peu bousculé son agenda.

Nous pouvons sérieusement douter de sa maîtrise à diriger notre pays, dès lors que nous observons depuis le déclenchement du mouvement contestataire des gilets jaunes, que rien ne s’enchaîne comme il le souhaitait au début de son quinquennat. D’affaires en faits divers, tout se bouscule et s’entrecroise et donne ainsi l’impression que notre pays est entre les mains de gens qui réagissent aux aléas bien plus qu’ils n’agissent de manière concertée pour donner des réponses clairvoyantes aux questionnements de nos concitoyens.

Ses priorités changent au gré d’un calendrier dont il ne semble plus être l’arbitre. Aujourd’hui la reconstruction d’une cathédrale prend la place d’une allocution et d’une conférence sur la sortie du grand débat. Demain sera un autre jour, dans cette république déboussolée.

Doit-on y voir là, quelque gêne à satisfaire aux préoccupations d’une partie non négligeable du peuple. Nous pouvons raisonnablement le croire, au vu de son empressement à répondre bien plus aux souhaits d’une certaine catégorie de la société, dont on peut imaginer que l’émotion spirituelle, architecturale et mémorielle, n’est pas feinte et bien réelle. Nous sommes malgré tout légitime à penser que la fin du mois leur est quoi qu’il en soit moins difficile, en comparaison de ceux qui samedi après samedi manifestent leur désarroi de ne pas finir les fins de mois.

L’ordre des priorités est pour chacun d’entre nous très subjectif et répond bien souvent à des sentiments introduits dans nos pensées par l’action de notre affect qui de façon général impact notre conscience pour définir nos objectifs. Nous voyons bien que pour E. Macron cela induit dans son comportement, de facto, une propension à écouter et à comprendre plus allègrement le discours de ceux qui lui ressemblent, c’est-à-dire cette catégorie de la société dont la fin du mois n’est pas impactée par les inégalités que dénoncent depuis maintenant cinq mois les gilets jaunes.

Gageons que ceux-là seront toujours aussi motivés, et qu’ils ne lâcheront rien comme ils le scandent souvent sur les ronds-points ou lors de manifestations du samedi. Les actes de révolte doivent se succéder pour que ceux qui nous gouvernent où nous représentent, sachent que le destin de ceux-là ne leur appartient pas, mais qu’il est le leur et qu’ils ont la volonté farouche de gens qui n’ont plus rien à perdre, ce désir viscéral d’être des individus libres, fraternels et égaux.

Jean-Luc Richevaux le 16/04/2019

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